E-mails et fraudes · E-mails et demandes inhabituelles

E-mails et fraudes : quels réflexes adopter au cabinet ?

Un message frauduleux peut reprendre un nom connu, une signature habituelle ou un échange existant. Le bon réflexe consiste à examiner le contexte, suspendre l’action sensible et vérifier la demande par un canal déjà maîtrisé.

Par Nicolas MilbrandLecture : environ 5 minutes

Ce guide présente des points d’organisation numérique. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni une certification, ni une garantie de conformité ou de sécurité.

Étape 1

Repérer une demande inhabituelle sans se fier à son apparence

L’adresse affichée, le logo ou le ton du message ne suffisent pas à identifier l’expéditeur. Une urgence inattendue, une demande confidentielle, un changement de procédure ou une opération financière doivent conduire à vérifier avant de répondre.

  • Adresse complète et domaine de l’expéditeur
  • Contexte et caractère attendu de la demande
  • Pression liée à l’urgence ou au secret
  • Changement inhabituel de canal ou de procédure

Étape 2

Vérifier un paiement ou un changement de RIB par un second canal

Un changement de coordonnées bancaires ne doit pas être validé sur la seule base d’un e-mail. Le cabinet contacte le correspondant avec un numéro déjà connu, définit les personnes habilitées à valider et conserve une trace de la vérification.

  • Suspendre la modification ou le paiement
  • Utiliser un numéro connu indépendamment du message
  • Faire valider selon la règle du cabinet
  • Tracer le contre-appel et la décision

Étape 3

Traiter les liens et pièces jointes avec prudence

Avant d’ouvrir un document ou de se connecter depuis un lien, il faut vérifier si l’envoi était attendu et si le service utilisé est habituel. En cas de doute, mieux vaut accéder au service depuis son adresse connue ou demander confirmation à l’expéditeur.

Étape 4

Ne jamais communiquer un code de connexion

Un mot de passe, un code MFA ou un code de récupération ne doit pas être transmis par e-mail, téléphone ou messagerie. Une demande de code doit être interrompue et signalée, même si elle semble provenir d’un interlocuteur connu.

Étape 5

Signaler rapidement un clic ou une erreur

Cliquer sur un lien ou ouvrir une pièce jointe par erreur ne doit pas être dissimulé. Un signalement rapide permet au cabinet et au prestataire informatique de vérifier les comptes concernés, limiter les conséquences et conserver les informations utiles.

  • Noter l’heure et le message concerné
  • Prévenir l’interlocuteur désigné par le cabinet
  • Ne pas supprimer les éléments utiles à l’analyse
  • Suivre les consignes de changement d’accès ou d’isolement du poste

Étape 6

Formaliser une règle simple et partagée

Le cabinet doit préciser qui vérifie les demandes financières, comment signaler un message suspect et qui contacter en cas d’erreur. La règle doit être courte, accessible et connue des avocats comme du secrétariat.

À retenir

Une décision numérique doit rester compréhensible et vérifiable

Face à une demande inhabituelle, le réflexe essentiel est de suspendre l’action, vérifier par un canal indépendant et signaler rapidement toute erreur.

Références officielles

LawDesk adapte ces recommandations au contexte des cabinets d’avocats. La citation de ces sources ne constitue ni un référencement ni une validation officielle de LawDesk par les organismes concernés.

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Le premier échange permet de confirmer le périmètre utile sans demander de document sensible.

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